Les centrales nucléaires de l'Est

En Occident, la sûreté nucléaire fait l'objet de recherhces constantes et les centrales sont soumises à une surveillance rapprochée. Il n'en va pas de même dans les pays de l'ancienne Union soviétique.

A Tchernobyl, quoi de neuf ?

Suite à l'accident majeur du réacteur n°4, le danger demeure à Tchernobyl. La chape de béton qui recouvre le réacteur accidenté se détériore vite. En dépit d'une consolidation permanente, l'eau s'y infiltre, menaçant de contaminer la nappe d'eau souterraine. Il en est de même pour les sites de stockage temporaire, élaborés dans l'urgence après l'accident et devenus définitifs depuis. Quant aux réacteurs, l'un d'eux a bien été arrêté mais les 2 autres tournent toujours à plein régime, malgré leur état de délabrement critique.

Un danger permanent

Le risque à l'Est ne se limite pas à Tchernobyl. En règle générale, l'état de vétusté et d'insécurité des équipements et l'étendue de la pollution sur de nombreux sites de l'ex-Urss sont alarmants. Beaucoup de réacteurs sont dans un état tout ausi précaire que ceux de Tchernobyl et l'on peut considérer aujourd'hui que le pire est à craindre. La seule solution raisonnable serait l'arrêt définitif des réacteurs trop archaïques pour être remis à neuf, dont ceux de Tchernobyl, et la remise aux normes de ceux qui peuvent l'être.

Des conditions de sécurité désastreuses

Les problèmes actuels ne proviennent pas uniquement de la mauvaise conception et de la étusté de ces réacteurs mais aussi de la violation continue des règles de sécurité les plus élémentaires. Durant le régime communiste, la productivité primait sur la sûreté. C'étaient les services chargés de l'exploitation des centrales qui décidaient de tout. Il n'existait aucune autorité de sûreté indépendante. Depuis la situation a peu évolué et un long chemin reste à parcourir pour favoriser l'émergence d'une nouvelle culture de la sûreté difficile à promouvoir dans ces pays.

L'intervention internationale

L'enjeu est de taille pour les pays industralisés car les effets sur l'opinion publique d'un nouvel accident risqueraient de remettre en question leurs propres programmes nucléaires. Les négociations sur la sûreté à l'Est menées d'abord par l'Union européenne ont été reprises en 1994 par le groupe des 7 pays les plus riches du monde (le G7). Des aides financières et techniques substantielles ont déjà été apportées mais peu de décisions importantes ont été prises. En avril 1996, lors de la réunion du G7 à Moscou, aucune fermeture de centrale russe n'était envisagée. Seul le président ukrainien promettait la fermeture de Tchernobyl avant l'an 2000 moyennant le versement de 3 milliards de $! Pendant ce temps, les centrales continuent à se dégrader: le nucléaire civil à l'Est demeure un problème encore non résolu à ce jour.

La sûreté des installations nucléaires des pays de l'Est fait l'objet de toutes les attentions des pays occidentaux sans pour autant que la situation évolue radicalement dans une direction favorable.

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