La fusion nucléaire : une énergie d'avenir ?

À la quête d'une énergie nouvelle, plusieurs pays se sont engagés dans de grands programmes de recherche pour tenter de domestiquer l'énergie fabuleuse produite par la réaction de fusion nucléaire.

Les avantages de la fusion nucléaire

La réaction réalisée et étudiée en laboratoire est la fusion du deutérium et du tritium, 2 "frères jumeaux" de l'hydrogène par la fission de l'uranium. Les réserves potentielles des matériaux qu'elle utilise sont abondantes. Le deutérium existe à l'état naturel et en quantité illimitée dans les océans. Quant au tritium, il doit être produit à partir du lithium, dont les ressources minières sont très importantes. Enfin, un réacteur à fusion est plus sûr par conception et génère moins de déchets qu'un réacteur à fission.

Les difficultés de mise en oeuvre

Cette réaction est très gourmande en énergie car sa réalisation nécessite des conditions expérimentales extrêmes. Les difficultés proviennent de la nécessité de rapprocher les noyaux du deutérium et du tritium qui se repoussent naturellement très fortement. Pour y parvenir, il faut les lancer l'un contre l'autre à 1000 km par seconde! Aussi l'utilisation de cette réaction comme nouvelle source d'énergie ne s'inscrit-elle pas dans les perspectives industrielles à moyen terme.

La fusion par confinement magnétique

Le procédé actuellement expérimenté à l'échelle du laboratoire est celui dit de fusion par confinement magnétique. Le dispositif consiste en un anneau creux, un tokamak, dans lequel des champs magnétiques intenses, produits par des aimants supraconducteurs, confinent dans un espace réduit un mélange de deutérium et de tritium, favorisant ainsi leur rencontre. Chauffés par des ondes électromagnétiques à très haute température, environ 100 millions de degrés, noyaux et électrons se désolarisent. L'agitation est alors telle que les répulsions entre noyaux peuvent être vaincues et que la réaction de fusion nucléaire devient possible. Mais quelle énergie dépensée!

Et l'avenir?

Ces recherches, qui demandent des moyens expérimentaux et financiers très importants, font l'objet de collaborations internationales. Un nouveau réacteur, le tokamak ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), encore plus puissant que les précédents, devrait être réalisé et testé au XXIe siècle dans le cadre d'un accord entre l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon et la CEI. L'objectif de cette expérience est d'obtenir une réaction de fusion autoentretenue. Mais son succès ne permettra pas d'envisager le développement de réacteurs commerciaux. Les questions déterminantes de faisabilité, de rentabilité, de compétitivité et de sûreté devront être résolues auparavant.

Aujourd'hui, la réaction de fusion ne peut être réalisée qu'au prix d'une très forte dépense en énergie. Ces difficultés ne permettent pas de présumer son utilisation future comme nouvelle source d'énergie.

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Commentaires (1)

1. Aloha 18/04/2011

On remarque qu'il ets toujours question de dépenser des millions dans une énergie qui n'est même pas une solution d'avenir. Et l'Etat qui affirme que les caisses sonr vides pour rehausser le pouvoir d'achat, trouve soudain une manne pour financer un projet dont on n'est même pas sur des tenants et aboutissant ! C'est encore une fois aberrant de la part d'un Etat qui se veut responsable, moins de la part de Monsieur Sarkozy.

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