Les stratégies militaires nucléaires

L'après-guerre est aussi marqué par une intensification des recherches en vue de l'obtention de l'arme atomique, dont l'apparition sur la scène mondiale a des conséquences stratégiques importantes.

La course aux armements

Au sortir de la 2nde Guerre mondiale, le monopole américain de l'arme nucléaire (détenu depuis 1945) est de courte durée car la 1re bombe A soviétique explose dès 1949. Dès lors, chacun se sentant menacé, la course aux armements s'engage ouvertement. La Grande-Bretagne effectue son 1er tir en 1952. Les 1ers à posséder la bombe H sont les Soviétiques, en 1953, un an avant les Américains. Mais, très tôt, un débat s'engage sur l'utilisation ou non de l'arme nucléaire en cas de conflit.

Le conflit Est-Ouest

Le 1er concept américain de dissuasion nucléaire de base sur la notion de représailles massives contre les forces soviétiques en cas d'agression. Mais en 1956, avec l'avènement des missiles soviétiques à longue portée, les États-Unis cessent d'être à l'abri du'une attaque nucléaire et la dissuasion devient réciproque. La méfiance mutuelle conduit chaque puissance à s'équiper davantage et de manière toujours plus sophistiquée. les doctrines ne cessent dès lors d'osciller entre une conception dissuasive et une conception d'utilisation sur le champ de bataille.

La stratégie française

Elle repose sur la notion d'indépendance : la France doit pouvoir décider seule de sa participation à un éventuel combat. Elle choisit donc de se doter de l'arme nucléaire, et la 1re bombe A explose en plein désert du Sahara en 1960. Cet essai met la France au rang de 4e puissance militaire nucléaire. En 1966, elle prend son indépendance en se retirant des institutions militaires intégrées de l'Otan, et en 1968, la 1re bombe H est expérimentée ) Muruora en Polynésie. Pour la France, cette arme n'est pas un outil de guerre mais un moyen politique pour l'éviter. Le fait qu'une puissance, même moyenne, possède et n'hésiterait pas à utiliser l'arme atomique en représailles doit obliger l'adversaire potentiel à évaluer l'enjeu de son agression par rapport aux risques. C'est la dissuasion dite "du faible au fort".

La détente

Dès 1963, avec le 1er traité sur la limitation des essais nucléaires signé entre les Etats-Unis et l'Urss, l'idée d'un contrôle des armements commence à apparaître. Les 1ers accords sur la limitation de cerrtains armements sont signés en mai 1972 à Moscou, sans freiner pour autant la course à la technologie. Mais après la dissolution de l'Urss, de nouvelles négociations interviennent qui aboutissent aux accords signés en 1993, mais non encore ratifiés, entre les Etats-Unis et la CEI qui s'engagent à réduire leurs armements stratégiques d'environ les 2/3 en 2003. De son côté, la France prend l'initiative d'un désarmement unilatéral en fermant le plateau d'Albion dont le démantèlement a commencé au mois de septembre 1996.

Le nombre de têtes nucléaires dont dispose la France est très inférieur à celui des Etats-Unis ou de la CEI car la dissuasion française est basée sur la notion de suffisance et non sur celle d'équilibre des forces.

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Commentaires (1)

1. sdfdsf (site web) 31/05/2010

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