Les opposants au nucléaire

Si l'énergie nucléaire a ses partisans, elle a aussi ses adversaires, qui parfois s'y opposent farouchement.

La crainte du risque

La notion de risque est au coeur du débat sur le nucléaire. Pour certains, le risque n'est pas acceptable malgré les avantages de cette technologie. Ainsi, tous les pays n'ont pas la même politique vis-à-vis du nucléaire. En Autriche, par exemple, la construction d'un réacteur est interdite par la loi et le Danemark n'a jamais eu recours à cette énergie. Dans les pays nucléarisés, les divers accidents, mais aussi l'augmentation du nombre des centrales nucléaires et l'absence de réelle transparence de la part des pouvoirs publics et des industriels n'ont fait que renforcer l'opposition au nucléaire.

Les mouvements antinucléaires

Souvent regroupés au sein de mouvements pacifistes, ou de mouvements écologistes hostiles à une industrialisation excessive, les opposants au nucléaire réclament la réduction ou l'arrêt des programmes nucléaires tant civils que militaires. Ils s'opposent tout particulièrement au retraitement, au transport et au stockage des déchets dans des sites souterrains, et réclament une véritable réflexion sur la politique nucléaire de leur pays. Ils mobilisent l'opinion publique pour faire pression sur les gouvernements, sous des formes qui conduisent parfois à des affrontements violents. Les associations les plus importantes viennent des pays anglo-saxons et surtout des Etats-Unis, et constituent de véritables organisations politiques.

L'opposition en France

En France, pays du monde où règne le plus fort consensus, la contestation n'a jamais pris une forme aussi organisée. Elle a un caractère plus local, plus régional. Elle réunit des personnes opposées à l'implantation d'une centrale nucléaire, d'une usine de retraitement du combustible ou d'un site de stockage au voisinage de leur lieu de vie. Elle se traduit aussi par l'existence d'associations indépendantes possédant leur propre laboratoire d'études et dont le but est le contrôle de la radioactivité et l'information du public.

Les effets de la contestation

En occident, l'opposition au nucléaire a permis que la question de la sûreté reste une préoccupation permanente des industriels. Suite à l'accident de Tchernobyl, la pression de l'opinion publique a même été parfois assez forte pour provoquer l'arrêt de certains projets. Ainsi, en Allemagne, sur 40 centrales prévues, seules 21 ont été construites. !Les écologistes allemands ont également réussi à empêcher l'installation, sur leur territoire, d'unités de retraitement du combustible et de fabrication de MOX. La situation est semblable aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne qui n'engagent plus de construction de nouvelles centrales. Quant à la France, qui possède le 2e parc électronucléaire mondial, elle poursuit sans états d'âme son programme nucléaire.

Dans plusieurs pays occidentaux, la pression des mouvements antinucléaires a été assez forte pour que certains programmes nucléaires soient stoppés.

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